De rouille et d’os, ma critique

jeudi, 29 août, 2013 2

Alors oui je sais, ce film est sorti en 2012, nominé au Festival de Cannes, on en a beaucoup entendu parler. Pourquoi j’en parle un an après ? Et bien parce que je l’ai revu sur Canal l’autre jour, et j’ai eu la même sensation que la première fois que je l’ai regardé. C’est de ça dont j’ai envie de parler dans cet article. De rouille et d’os, un film de Jacques Audiard. Tout de suite, les gens se disent « En nan c’est du Audiard, ça va être chelou » ou bien « Un Audiard, je parie que les dialogues seront magnifiques ». Audiard, on aime ou on n’aime pas. Réalisateur de Un prophète, film qui avait gagné en 2009 le Grand Prix du Jury de Cannes, et puis 9 Césars en prime, qu’on aime où on n’aime pas, ce genre de palmarès c’est quand même pas rien ! Mais moi, je n’avais vu encore aucun film de lui, je ne connaissais son style qu’à travers ce que j’avais lu ou entendu. Et avec un seul film, il est dur de se faire sa propre idée. Donc ce n’est pas sous l’influence du nom du réalisateur que je m’exprime. De rouille et d’os, c’est l’histoire d’une rencontre, entre Stéphanie(Marion Cotillard), dresseuse d’orques et Ali (Matthias Schoenaerts), mec un peu paumé et complètement fauché qui traîne son fils avec lui. Mais pourquoi, alors que Stéphanie perd ses jambes dans un accident avec un orque et Ali, qui fait des combats illégaux pour gagner de l’argent et squatte chez sa sœur, pourquoi ça a l’air crédible ? Pourquoi, alors que le fils d’Ali traverse la glace et tombe dans de l’eau glacée (désolée pour le spoiler !) pourquoi on ne se dit pas « c’est un peu exagéré, ça n’arriverait pas dans la vraie vie »? C’est ça la force de se film, mêler deux destins extraordinaires dans une relation qui n’est pas vraiment amour ni amitié, mais plutôt ce besoin qu’ont ces deux personnages d’être ensemble. Parce que oui, des gens comme ça, perdus avec eux mêmes, ça existe, et partout. C’est comme si la vie était un ruban et qu’on en avait arraché une partie pour la plaquer sur une pellicule, comme ça, sans rien. Ici pas de scénario parfait, où les personnages reprennent les mêmes paroles telles des citations, où les gentils et les méchants se combattent. C’est brut, naturel. Et même si ce qu’on voit dans ce film peut paraître incroyable, il apparaît étonnamment crédible, et dans son genre, beau. Alors si vous avez réussi à lire tout ce pâté (je sais j’ai fait long !) je vous mets la bande annonce et puis je vous conseille vivement de le voir, si c’est pas déjà fait 🙂

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