Les réalisateurs de Cannes, part 2

mardi, 17 mai, 2016 0

Bonjour !

J’espère que l’article d’hier vous a plu et que vous avez appris des choses (Drive a été réalisé par un type danois, qui l’eu cru) et je vous délivre donc la suite et fin de ce petit guide des réalisateurs favoris de Cannes, pour vous aider à en savoir un peu plus sur le festival de cinéma le plus couru du monde. Et puis en plus, j’ai gardé les meilleurs pour la fin, plus habitués qu’eux y’a pas !

Donc, la suite !

 

1/ Jeff Nichols

Il est un des réalisateurs américains les plus cool du moment. Spécialiste des films indés à la patine un peu surannée, Nichols s’est fait remarquer avec le génial Mud avec Matthew McConaughey en 2012 et il a tout fait péter cette année avec Midnight Special, film de SF un peu old-school et très très cool.

Il revient sur la croisette avec Loving, histoire d’un couple mixte bravant les interdits raciaux dans l’Amérique des années soixante.

 

2/ Asghar Faradi

Il est le réalisateur iranien le plus incontournable et un fervent défenseur de la liberté d’expression dans son pays. Ses deux derniers films, Une Séparation et Le Passé, sont les plus connus en Europe. Le Passé était d’ailleurs sélectionné à Cannes en 2013 et a permis de couronner Bérénice Bejo du Prix d’interprétation féminine.

Il est présent cette année en compétition avec son film Le Client, tourné en persan.

 

3/ Les frères Dardenne

Ces deux là sont nos frères Coen nationnaux (ok, ils sont belges mais c’est tout comme). Jamais l’un sans l’autre, habitués de Cannes, ils ont gagné la Palme deux fois, en 1999 et en 2005, pour Rosetta et L’Enfant, films sociaux qui mettent en lumière ceux qui galèrent, comme toute la filmographie des deux frères.

On les avaient vu au festival en 2014 pour Deux Jours une Nuit avec l’incroyable Marion Cotillard, qui avait d’ailleurs failli gagné le prix d’interprétation et ils sont de retour cette année avec La Fille Inconnue.

 

4/Ken Loach

Pour continuer sur la lancée des réalisateurs de films sociaux, il faut bien sûr citer le maître incontesté, l’irlandais Ken Loach. Que ce soit pour filmer la lutte des classes ou la lutte tout court, Loach enveloppe tous ses récits d’un côté romanesque et empathique, tout en réussissant à transcender une réalité parfois dure à évoquer.

Patriote, ses plus beaux films sont ceux qui parlent de l’Irlande, des guerres d’indépendance au quotidien pauvre des familles de paysans. On se souvient de l’incroyable Le Vent se Lève, palme d’or en 2006 et plus récemment du superbe Jimmy’s Hall, qui faisait partie de la sélection en 2014. Son film Moi, Daniel Black fait partie de la sélection cette année.

 

5/Xavier Dolan

Et pour finir, quoi de mieux que le réalisateur indé le plus connu des moins de trente ans, notre québécois préféré Xavier Dolan ! Cinq films cela peut paraître peu par rapport aux autres réalisateurs ci-dessus, mais quand on sait que le monsieur n’a que 27 ans et qu’il a écrit son premier film à l’âge de 16 ans, on se dit que ce type est quand même un petit dieu vivant.

Que ce soit J’ai tué ma Mère, Les Amours Imaginaires, Laurence Anyways, Tom à la Ferme ou bien Mommy, absolument tous ses films faisait parti d’une sélection à Cannes (sauf Tom à la Ferme qui était à la Mostra de Venise, pardon).

Il n’est pas étonnant de savoir que son dernier film Juste la fin du Monde fait partie de la sélection officielle. Ayant frôlé de peu la Palme l’année dernière avec Mommy, on est de tout notre cœur avec Xavier pour qu’il l’obtienne enfin cette année. Et puis avec dans l’équipe Vincent Cassel, Marion Cotillard, Léa Seydoux et Gaspard Ulliel (excuse le casting) on se dit qu’il a ses chances quand même !

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