Le Clash Ciné #4 : The Neon Demon VS L’Idéal

samedi, 18 juin, 2016 0

Bonjour !

Aujourd’hui je reviens pour un nouveau Clash Ciné. Je rappelle le principe, en cinq round je met en compétition deux films que j’ai récemment vu qui tournent autour d’une même thématique, pour trouver lequel vaut le plus la peine d’être vu et extraire le meilleur de chacun d’eux.

Après le festival de Cannes dont j’ai longuement parlé ici et ici, les sorties ciné du mois de juin ont été plutôt riches et parmi elles deux films sur le même thème : le monde impitoyable du mannequinat.

D’un côté, The Neon Demon, film sélectionné à Cannes justement, et réalisé par le danois Nicolas Winding Refn, connu pour le cultissime Drive. De l’autre L’Idéal, film français de Frédéric Beigbeder, qui après avoir adapté son roman l’Amour dure trois ans, revient avec une nouvelle adaptation d’une de ses œuvres. D’un côté le sordide et de l’autre l’humour, les deux films présentent sous un angle différent mais bien critique les travers du métier de mannequin et le monde impitoyable qui se cache derrière. Mais lequel tire le mieux son épingle du jeu ? C’est ce que nous allons voir !

 

Le plus cruel :

Là bien sûr, The Neon Demon gagne haut la main. Les piques lancées dans L’Idéal à base de « imbaisable » ou « obèse » à propos des mannequins nous montre que le milieu n’est pas tendre, mais chez The Neon Demon, on passe le niveau au-dessus. Et quand je dis au-dessus, c’est vraiment hardcore, et plutôt dérangeant. Je ne vous en dis pas plus mais ce film m’a vraiment remué, j’ai failli sortir de la salle avant tellement la fin est malsaine.

 

Le plus modeuse :

Il est vrai que les looks de Valentine alias Audrey Fleurot dans L’Idéal sont tous plus pointus les uns que les autres, mais chez Winding Refn chaque personnage est looké de la tête au pied, même Keanu Reeves dans le rôle de gérant de motel peu recommandable a son petit style à lui.

 

Le plus satirique :

De toute évidence L’Idéal remporte ce round. Là ou The Neon Demon nous fait bien flipper sans vraiment plonger dans les travers du milieu, Beigbeder nous brosse un tableau hyper drôle et bien filmé du monde du mannequinat, en plaçant l’intrigue à l’intérieur d’un grand groupe de cosmétique (parodie de l’Oréal) et en refaisant vivre le personnage d’Octave Parango, publiciste véreux dans 99 Francs de Jan Kounen (joué par Jean Dujardin) reconverti en chasseur de tête fêtard et profiteur dans le corps de Gaspard Proust. Si parfois le scénario est un peu prévisible, L’Idéal reste une excellente comédie, critique et intelligente.

 

Le plus esthétique :

Là il faut bien l’avouer, Nicolas Winding Refn a fait très fort niveau esthétisme de l’image. Chaque plan est millimétré et ressemble à un shooting de Vogue. La bande-annonce nous en donne d’ailleurs un bel aperçu.

 

Le plus intéressant :

Le plus intéressant reste bien sûr L’Idéal, qui en plus de nous faire passer un beau moment avec des personnages détestables et attachants, critique les hautes sphères du luxe et tourne au ridicule les petites têtes et les gros égos. The Neon Demon est un film à l’image du sujet qu’il évoque, c’est à dire superficiel et pervers. J’ai vraiment très peu aimé ce film même si je reconnais que beaucoup de plans étaient superbes, l’histoire est vraiment vite ficelée et sans grand intérêt, avec des personnages dont on n’apprend rien et qui semblent vraiment creux.

 

Je crois que vous l’avez compris, j’ai largement préféré L’Idéal à The Neon Demon ! Comme quoi, une Sélection à Cannes ne peut pas tout sauver.

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