Tout court : 3 courts-métrages à voir

mercredi, 7 juin, 2017 0

Bonjour !

Au mois de mai, vous n’avez pas pu passer à côté, c’est déroulé le Festival de Cannes, qui sacrait The Square de Ruben Östlund. Et non, et non, je n’était pas sur la Croisette mais bien en train de terminer mon BTS, ce qui ne m’a pas empêché entre deux fichiers indesign de jeter un oeil sur la sélection, de mater les bandes-annonces et surtout de lire les critiques. D’ailleurs si vous voulez un point de vue cinématographique, décalé et intéressant, je vous conseille la newsletter Calmos,  qui était en direct quotidiennement du Festival, et qui revient maintenant toute les semaines, une vraie pépite !

 

Et dans l’article d’aujourd’hui, on ne parle pas de Cannes donc, mais de cinéma tout court. Et quand je dis tout court, je veux parler d’un genre de film qui est assez peu diffusé et plébiscité par le grand public : le court-métrage.
Pourtant, tous les cinéphiles vous le diront, chaque grand réalisateur a commencé par faire des courts, que ce soit en autodidacte ou à l’école (à part peut-être Dolan, mais ce gars là ne fait rien comme tout le monde). Le court se comprend dans un format max d’une demi-heure, au delà on parle de moyen ou de long métrage. Que ce soit au MK2, sur Canal Plus ou dans les festivals qui lui sont de plus en plus dédiés, les courts se révèlent petit à petit au grand public ou du moins à public plus large que les quelques chanceux qui ont accès aux sélections des festivals.

Moi, c’est un format que j’aime bien. C’est un peu l’équivalent des nouvelles en littérature, il faut que chaque mot et chaque image soit bien en place pour que l’histoire file droit. Rapide et efficace, que demander de mieux, quand on accuse beaucoup de long-métrages de s’étendre en longueurs. Pas d’abus avec le court, l’image claque et le mot sonne. J’achète ! Comme dirait l’autre.

Je vous ai choisi 3 petits courts que j’ai beaucoup aimé récemment, à découvrir rapidement, cela va de soi.

 

1/ Fucked, Emma d’Hoeraene

Dans un futur dystopique, un amendement du Code Pénal oblige chaque femme enceinte à aller au bout de sa grossesse. Cinq jeunes filles, enceintes, s’y opposent.

C’est en réaction à l’élection de Trump que la jeune réalisatrice Emma d’Hoeraene a choisi de tourner ce court-métrage fort, sur les risques de l’abolition du droit à l’avortement. Incroyablement esthétique, le court nous rappelle que l’avortement est un droit fondamental, qui malgré les oppositions haineuses, ne doit pas être fragilisé. Mention spéciale à toute la symbolique et la poésie de chaque image. Des roses qui brûlent, c’est fort.

 

2/ L’enfance d’un chef, Antoine de Barry

Vincent, acteur parisien, répète le rôle du général De Gaulle pour un biopic.

Amusant, et cynique, Antoine de Barry s’amuse à mettre en scène ses amis, Vincent Lacoste et Félix Moati, dans leur quotidien d’acteur et se joue de leur image de jeunes premiers.

 

3/ Timeless, Seb Edwards

Cette fois-ci ce n’est pas vraiment un court-métrage comme les autres puisqu’il s’agit de la dernière publicité Lacoste, intitulée Timeless, pour célébrer plus de 70 ans de polos indémodables. Sur une des plus belles musiques du compositeur contemporain Max Richter, un homme rencontre une femme sur un quai, et lui court après, de wagon en wagon, et de décennies en décennies. Une seule chose est immuable, le fameux polo, qui se porte aussi bien dans 50’s que les 90’s. Charmant.

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